Le bateau des pharaons


Réplique parfaite des dahabiehs qui parcouraient déjà le Nil au temps des pharaons, ce bateau à fond plat, équipé de deux voiles latines et de sept cabines (dont une suite) permet grâce à ses sveltes dimensions une trentaine de mètres seulement de rejoindre à sa guise les sites incontournables de l’Égypte Antique mais également d’accoster sur des rives que les navires de croisière traditionnels ne peuvent approcher. Ainsi la Flâneuse du Nil révèle une Égypte intime, un voyage unique au fil du lac Nasser à la fois proche des Égyptiens et des siens.

4500 ans plus tôt, Khéops naviguait déjà sur ce type d’embarcations longues (environ 30 mètres) et à fond plat. Ainsi, les premières barques des pharaons étaient sans doute des dahabiehs. Le nom actuel est d’ailleurs un dérivé du mot arabe qui signifie or, en rapport aux ornements dorés qui apparaissaient alors sur la coque de ces bateaux. Plus large que la felouque ou le sandal, ce voilier permettait de transporter pierres, canne à sucre… et passagers. Ce deux mâts gonflé de voiles latines, a ainsi transporté les visiteurs des différentes périodes de l’Égypte : après les préfets romains, ce fût au tour de la haute société européenne de profiter de cette embarcation à la fois maniable et confortable s’interroge une publication de 1872. L’aristocratie aimait en effet se distinguer du tourisme de masse lancé par Cook et ses steamers, en privatisant ces voiliers de petite capacité pour naviguer en famille ou entre amis… Et voilà que près de 150 ans plus tard, on se prend pour Gustave Flaubert ou Maxime Ducamp embarquant à la découverte du lac Nasser. À première vue, son habitat ne semble pas avoir bougé depuis l’époque où les pharaons naviguaient en dahabieh. Aujourd’hui, ce long bateau à fond plat, gonflé de deux voiles latines, nous emmène dans leur sillage.

 

Plan et noms des cabines de la Flâneuse du Nil